Choc émotionnel et coaching

On parle de la souffrance au travail, qu’en est-il ?

De nombreux salariés vivent des situations qui génèrent du stress.

Un exemple en séance individuelle de coaching.

Le choc

Une cliente a reçu un choc émotionnel, envoyé comme un coup de poing dans l’estomac par sa hiérarchie… qui empêche de respirer et de parler, qui amène à se recroqueviller sur soi-même…

Depuis, un an, elle était mobilisée sur un projet qu’elle pilotait.

Et depuis quelques mois, elle sentait que le projet n’était plus soutenu par les directeurs.

Elle reçoit un mail : « projet terminé » ! Sans concertation. Voilà ! point final !

Le processus de transformation

La séance de coaching démarrait une heure après la réception du mail. Je lui demande de dessiner le contexte de la situation. Elle représente la direction comme un soleil qui pique en haut à droite. Elle se dessine là, au milieu de la feuille, toute petite bulle qui flotte. Et puis elle se dessine une seconde fois, plus petite encore, au milieu d’autres bulles en interaction qui simulent les membres du projet. Ses commentaires sont explicites :  » rien n’est posé, ça flotte dans l’air » et puis « Je suis en état de choc, je ressens un point serré au niveau du cœur ».

Lorsqu’elle a transformé son état émotionnel et que sa respiration est redevenue fluide, je lui demande de tourner la page et de redessiner la situation telle qu’elle la ressent à cet instant. Elle commence par se dessiner elle-même, suffisamment grande, entourée de l’équipe-projet comme la cellule mère d’une amibe. Elle dessine la hiérarchie de manière proportionnée, c’est à dire relativement petite et moins agressive.

La transformation

Elle réussit à exprimer ce vécu comme l’expression d’une trahison, comme si la direction est en train de tuer les valeurs sur lesquelles repose son engagement professionnel. Son énergie vitale et ses croyances ont été ébranlées par la perte de sens.

Ca l’amène à appréhender la hiérarchie avec plus d’objectivité, moins de naïveté… Ce ne sont que des hommes et des femmes avec leurs maladresses.

Son premier pas l’amène à se recentrer vers une partie de son activité. Stop aux responsabilités transversales !

Comment agit le dessin ?

  • Le dessin projectif est un média, il est un outil de diagnostic et de dialogue.
  • La mise à distance sur une feuille de papier permet au client d’extérioriser le malaise, de se différencier l’état de mal être qui englue la pensée et l’émotion et d’ amener une objectivation de la réalité.
  • Le travail du client s’effectue par différentes prises de conscience successives à travers le dessin (pendant qu’il dessine) puis par l’exploration de la partie inconsciente qui s’est exprimée (lors du feed back). L’extériorisation de la problématique permet de prendre de la distance, qu’elle soit émotionnelle et intellectuelle. L’analyse s’effectue avec recul.
  • Utilisé à plusieurs reprises lors de la séance de coaching, le dessin met en évidence l’évolution de la pensée et de l’état émotionnel du client.
  • Il amène à la résolution de la situation.

Conclusion

Aborder la souffrance au travail demande des méthodes autres que le questionnement pour explorer l’impact psychologique, émotionnel, relationnel vécu par les salariés. Et, de préférence des méthodes qui prennent en compte la globalité de la personne.